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Madame la présidente de l’Assemblée Générale de l’ONU, Maria Fernanda Espinosa Garcés,
Mesdames et Messieurs les ministres des Affaires étrangères,
Mesdames et Messieurs les représentants permanents auprès des Nations Unies,
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je suis très honoré d'avoir l’opportunité de m'exprimer devant cette séance commémorative de la « Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires ». Il s’agit d’un des plus importants enjeux de l’agenda international.

L’existence des arsenaux nucléaires constitue un héritage néfaste de la Guerre Froide. Paradoxalement, nous témoignons avec préoccupation, presque trois décennies après la fin de l’ordre bipolaire, le relèvement de doctrines d´usage de l´arme nucléaire, contrairement aux aspirations de la communauté internationale.

Au cours de ces dernières années, l’accent a été mis d’une manière croissante sur l’obligation collective de non prolifération, tandis que l’obligation des cinq états dotés d’armes nucléaires de poursuivre le désarmement a été ramenée à un rang inférieur. En outre, l’accent sur le combat à la prolifération nucléaire a eu des conséquences négatives sur le droit inaliénable de tous les états parties du TNP à l’accès à des technologies nucléaires à des fins pacifiques.

Il ne s’agit absolument pas de négliger les risques associés à l’usage des technologies nucléaires par des acteurs non autorisés, mais de souligner que la non prolifération et le désarmement nucléaires sont des processus qui se renforcent mutuellement. Pour être efficace, une politique de non-prolifération doit accepter que la simple existence des arsenaux nucléaires représente à elle seule une incitation à la prolifération.

Il est donc fondamental que le désarmement nucléaire soit poursuivi d’une manière vigoureuse. Au bout du compte, ce qui n’existe pas ne peut pas proliférer.

L’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires par l’Assemblée Générale de cette organisation, le 7 juillet 2017, a transmis un fort message sur l’incompatibilité entre les armes nucléaires et l’ordre international basé sur les principes du droit humanitaire international et des droits de l’homme.

L’élimination du danger d’une guerre atomique, qu’elle soit volontaire ou declenchée par accident, n’exige pas seulement la reduction des arsenaux par les puissances nucléaires, elle requiert leur démobilisation. Au moins 15 mil ogives sont en état d’alerte. Il ne faut qu’un simple appui sur le bouton pour déclencher une échelle d’inhumanité inimaginable.

Un monde libre d’armes nucléaires, c’est un but aussi ambitieux qu’indispensable. Je tiens à exprimer l’espoir du Brésil que la prochaine Conférence d’examen du TNP, qui aura lieu en 2020, puisse produire des résultats concrets nous approchant du but de l’élimination complète des armes nucléaires.

Je saisis également cette occasion pour annoncer que les États membres de l'Agence pour l'Interdiction des Armes Nucléaires en Amérique Latine et les Caraïbes (OPANAL) ont adopté une déclaration à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, que nous avons l’honneur de distribuer à la présente session, en notre qualité de coordonnateurs de l'OPANAL à New York.

Merci de votre attention.

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